samedi 1 juin 2013

Nucléaire - HEC-Ulg Management School : ces élites qui nous gouvernancent.

Bonjour, 

Ce mardi 28 mai, la HEC-Ulg Management School organisait une conférence sur le thème : "Réindustrialisation en Europe : politiques nécessaires, stratégies possibles". 
Conférencière : Anne Lauvergeon. 

Anne Lauvergeon a dirigé pendant plus de 10 ans le groupe AREVA, leader mondial de l'énergie nucléaire. Elle vient d'être désignée récemment par le premier ministre français Jean-Marc Ayrault à la présidence de la commission "Innovation 2030". Cette commission est chargée d'identifier les secteurs et les technologies où la France peut occuper une position de leader à l'horizon 2030...

Partant de l'hypothèse que le maintien/le développement du nucléaire pouvait, du point de vue de vue de Madame Lauvergeon, faire partie de ces politiques nécessaires à la réindustrialisation de l'Europe, nous avons tenu à marquer notre opposition au nucléaire à l'entrée de la Management School.


Je voudrais partager avec vous deux échanges que j'ai eus lors de la distribution de nos flyers. 

1. Echange avec un jeune organisateur (badge) :
Moi - Bonjour, vous désirez un document ?
Lui -Votre papier il va terminer à la poubelle...Mais qu'est-ce que vous faites ici ?
Moi - (Vu le ton) Ca me paraît évident. Je ne sais même pas s'il faut vous répondre (long silence)
Lui - (très long silence) ... Alternatives ?
Moi - ...Vous devez les connaître : réduction de la consommation, efficience énergétique (industrie, ménages), développement des énergies renouvelables...
Lui - Va falloir du charbon et du gaz... Qu'est-ce que vous faites du réchauffement climatique? 
Moi- C'est un sujet délicat... C'est un peu la peste ou le choléra. Mais bon, à choisir, je préfère le charbon et le gaz et qu'on consomme moins. 
Lui - (long silence) On peut pas faire sans (le nucléaire), vous savez ça ? 
Moi- dans ce bel institut, je crois qu'on s'intéresse surtout à l'économie. Rien que sur un plan économique, le choix du nucléaire est complètement irrationnel, vous savez ça ? Vous n'êtes pas sans savoir que la construction, l'exploitation, le démantèlement et la gestion des déchets coûtent un pont... et que ce coût est tellement impayable qu'il est reporté sur un nombre important de générations futures
Lui - (il hoche positivement de la tête)... Vous voulez arrêter tout tout de suite ? 
Moi - celles qui posent problème, ça me paraît assez évident, les autres... Le plus vite possible. En France, plus que 57 centrales à démanteler. Les implications me donnent le vertige vous savez. 
Lui - Mais qu'est-ce que vous foutez ici ?
Moi - je crois que je viens de vous répondre. J'ajouterais qu'il existe des accords pour limiter la responsabilité civile des centrales en cas de catastrophe... On privatise les bénéfices, on socialise les risques. En Belgique, on assure chaque centrale pour 300 millions d'euros... Une broutille non en cas de catastrophe ? Quel beau modèle économique.
Lui - il s'en va.
Fin de la conversation.

2. Echange avec un Monsieur qui faisait, il y a encore peu, partie du MR. 
Lui - je prends votre document mais de toute façon je suis pro-nucléaire.
Moi - Merci.
Lui - Vous savez que j'ai 5 kg d'uranium dans mon jardin ?
Moi - Je suppose que  vous faites référence à la radioactivité naturellement présente dans le sol ? Mais bon, on peut pas comparer ça à la radioactivité présente à Fukushima, par exemple.
Lui - Monsieur (fâché), renseignez-vous, il existe, dans la nature, des choses bien plus dangereuses qu'à Fukushima ! La porte d'entrée se referme brutalement. 
Fin de la conversation.











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