Au cours de son histoire, l’Eglise catholique
à laquelle, j’adhère n’a pas toujours pris les bonnes décisions rapidement. Il
est arrivé aux plus hautes instances de l’Eglise de demander: pardon
Dans le
contexte du réchauffement climatique et des dangers de l’énergie nucléaire, les
hauts dignitaires de cette
même Eglise devraient protester bien
plus qu’ils ne le font actuellement .Car si les catastrophes se poursuivent, celles- ci se termineront inévitablement
par une apocalypse créée par l’homme.
En tout cas,
dans mon entourage immédiat, les hommes d’Eglise ont pris« le parti »
de la sauvegarde de notre environnement.Ils embrayent sans tabou lorsque j’aborde ces sujets avec eux. A tel point que Jean- Marie Bui (curé de paroisse photo ci-dessous) prend part à cette grande bataille contre l’énergie nucléaire.Il ne veut pas devoir demander un jour PARDON à des millions de victimes présentes ou à venir.

Par contre,
c’est du côté de ses fidèles mais aussi des chrétiens d’ailleurs, que le manque
de conscience environnementale est le plus criant.
Je ne pense pas
qu’être chrétien se REDUIT, à se rendre
à la messe, à déposer une pièce de
monnaie à l’offrande et à faire un don (avec
déduction fiscale !) lorsque la conscience devient trop lourde !
Etre
chrétien, suivant ce que j’en sais, c’est dénoncer l’injustice et la combattre
de manière pacifique afin d’aider
selon nos moyens ceux qui nécessitent de l’aide.
Alors
comment expliquer qu’un grand nombre de croyants (pratiquants ou non et aussi minces soient leurs convictions
spirituelles) pillent jour après jour notre
planète en consommant autant (plus que de raison) d’énergie fossile pour
voyager, acquérir des objets dont
l’utilité est pour le moins plus que discutable ?
Sachant
qu’un aller et retour d’un passager en charter de Charleroi à Bodrum
(Turquie) équivaut à l’empreinte
écologique de plusieurs mois d’un citoyen
respectueux
de l’environnement tout compris (nourriture, déplacements, achat
de biens divers), il y a matière à réflexion…
Ce « croyant »voyageur
sait- il qu’avec ce seul voyage, il a consommé une bonne part de ce qui
lui est HUMAINEMENT permis?
Tous ceux
qui voyagent en avion, savent- ils qu’ils contribuent massivement au
dérèglement climatique, à la montée des eaux, à l’avancée des déserts et à des déplacements
massifs de populations ?
Ignorent-
ils qu’ils financent la misère, les conflits et les guerres de demain ?
Car le
dérèglement climatique crée et créera dans
un avenir proche : des conflits de plus en plus violents ainsi que la
famine de populations.
Peut-on
(encore) se qualifier de chrétien, de musulman, de juif ou même de croyant
lorsqu’on consomme autant de pétrole et de CO2 annuel pour un aller et retour en avion uniquement
pour se détendre ?
Le prix
de ce moment de « détente »est un prix élevé, payé par l’environnement
et actuellement, par des populations lointaines et sans possibilité de
réactions. Mais le jour approche où nous connaîtrons le prix du sang et des larmes…
Si au moins
tous « les croyants-voyageurs » versaient 100 euros /tonne de CO2 consommée à des
organisations luttant contre le dérèglement climatique, telles que celles qui
reboisent les forêts, freinent l’avancée des déserts, et viennent en aide à toutes les victimes (cancers et
maladies diverses), on pourrait considérer que ceux – ci ont pris conscience du prix de
leur plaisir.
Mais voilà …
Curés, pasteurs, rabbins, imams, le
temps n’est – il pas venu de répercuter cela plus encore auprès des
fidèles ?
Serge
Pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas se passer
de prendre l’avion ou de parcourir de nombreux kilomètres en voiture, mais qui
souhaitent en réduire leur impact sur notre environnement, le lien : http://www.iewonline.be/co2/co2_jecompense.htm
vous permettra de compenser celui-ci.Aux autres, par curiosité, venez le découvrir, ne fusse que pour en parler.
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